Le Fleuve


Il vient
Comme une vague sa force son cri
Et son humeur vagabonde
Poussent notre épave à la dérive

Il coule
Fleuve enfanté dans la tourmente
Son souffle nous tend la voile
Merci pour nos cœurs embrouillés

Il gronde
Entendez-vous sa fièvre
Venue du fond des âges ?
Vivre oui vivre est un regard d’étonnement

Il fuit
Hélas il fuit
Sa rive nous endort
Où êtes-vous mes anges ?

Le temps s’est arrêté
Sur un instant de sa douceur