Laure




En hommage à Paul Valéry



Le ciel possédé s’estompait dans un frisson de sang. LAURE apparut dans sa totale transparence. Une telle pureté s’en détachait, une telle blancheur l’enveloppait qu’elle semblait naître de sa propre lumière. Sa substance spirituelle débordait son visage. Sa nature absolue surclassait l’Univers.


Dans le soir disloqué, LAURE se mit à chanter. J’écoutais sa voix claire interroger sa beauté sans défaut. Ses inflexions profondes pénétraient mon âme, la complétant patiemment. L’épanchement de son cœur procédait d’une grâce divine.


LAURE tendrement souriait. Une simplicité merveilleuse la résumait, un souffle répandait sa plénitude. Auprès de cet être parfait, tout devenait comme l’effet de sa bonté souveraine.


A la nuit accomplie, j’étais mûr, enfin, pour l’avènement de son grand amour.